Aliénor : L’origine de toutes les haines – Aurélien Grall

J’ai lu Aliénor : L’origine de toutes les haines, écrit et auto-édité par Aurélien Grall.

Ce n’est pas un genre que je lis très souvent, mais pour une fois, la quatrième de ce thriller/action a accroché mon intérêt.

Je remercie son auteur qui m’a gentiment contactée sur le site Simplement Pro pour me proposer son ouvrage comme service-presse, au format ebook.


Alexia est encore petite fille lorsque des inconnus l’arrachent à sa famille pour la conduire dans une école privée, l’Académie Aliénor d’Aquitaine. Le pensionnat d’élite est censé lui promettre le plus brillant des avenirs, bien loin de la misère qui l’a vue naître. Mais les choses ne se passent pas comme prévu et la petite prend progressivement conscience, en compagnie de ses deux amies, Jade et Clarisse, qu’elles sont promises à de plus beaucoup plus sombres desseins…

 


♣ Ma lecture ♣

► Une intrigue globale plutôt bien menéeBien que ce ne soit pas un univers qui me parle d’entrée, celui-ci est assez bien traité et la plume descriptive de l’auteur y est pour beaucoup. On visualise sans peine les décors, les enjeux, la psychologie générale, quant aux révélations en fin de roman, elles parviennent à efficacement nous surprendre.

J’ai aimé la manière qu’a l’auteur de sauter de personnages en personnages. Il se concentre principalement sur trois jeunes filles, ainsi que sur la directrice du pensionnat. Cela permet d’avoir des points de vue différents sur des éléments relativement similaires qui s’enchaînent dans une chronologie cohérente. J’ai aussi apprécié dans son style, la façon qu’il a de débuter ses chapitres avec un paragraphe descriptif au présent. C’est un peu comme s’il décrivait le décors à la manière d’un tableau.

 Plus aucun repère temporel en seconde partie. Si les années d’apprentissage au pensionnat sont claires et faciles à placer dans le temps, la seconde partie est beaucoup plus trouble. Les missions s’enchaînent, toujours avec une alternance des points de vues (bien que l’on perde celui de Clarisse, dommage, j’avais un petit faible pour la première de la classe) et plus aucune indication temporelle n’est donnée. Je n’ai ainsi pu cerner l’âge des héroïnes qu’à la toute fin du roman. Je n’aime pas me retrouver dans le doute concernant des éléments basiques de ce genre et j’ai tiré de ce flou chronologique un véritable agacement.

► Certains points manquent de précisionsJ’ai trouvé les missions très répétitives et dans un éventail de compétences très peu élargi. Outre ce point précis, beaucoup de détails auraient été appréciés en supplément concernant le background du projet et l’histoire de la directrice, sans compter des informations plus poussées sur la psychologie des personnages.

♣ En détails ♣

Par ici les spoilers !
Le rituel des nymphes. Même si cela sous-entend (je suppose) la perte de la virginité ou en tout cas de l’innocence qui y est liée, il n’y a aucun détail, aucune description, même subtile. On ne fait que le supposer et j’ai trouvé cela dommage, surtout qu’il s’agit d’une étape psychologique importante pour les jeunes filles. J’ai pensé qu’Alexia, devant être la dernière à « y passer » nous donnerait des explications, mais au final elle échappe à ce rituel. Bien sûr lorsque l’on apprend son lien de parenté avec Katerina on comprend pourquoi, mais du coup je suis restée sur ma faim (frustrée même).

→ Les missions manquent de diversité. Elles sont sensées être de fines manipulatrices. La description du programme les montre comme des Mata Hari doublées de guerrières. Pourtant, à part la mission d’Alexia (et encore), il n’y a que des assassinats plus ou moins explosifs… Il manque quelque chose, ce n’est pas suffisamment développé, quitte à ne présenter que quelques missions, il aurait fallu les diversifier beaucoup plus. En fait, leurs compétences de séduction et de manipulation sont complètement passées à l’as. On n’en entend parler ni dans leur apprentissage, ni dans leurs missions. Au final ces agents m’ont parue bien maladroites et fragiles psychologiquement, avec seulement des aptitudes physiques au combat…

 

♣ Pour conclure ♣

Une histoire prenante avec une bonne qualité d’écriture.

Le style d’Aurélien Grall est très agréable, le pitch est accrocheur et les révélations finales valent parfaitement le fait de nous avoir tenu dans le mystère et l’action jusqu’à la fin.

Un très bon roman pour les amateurs de Thriller/Action, mais insuffisamment développé pour attirer et convaincre un public plus large, à mon sens. J’ai apprécié ma lecture mais je suis honnêtement un peu restée sur ma faim.

2 thoughts on “Aliénor : L’origine de toutes les haines – Aurélien Grall

    1. C’est vrai que j’aurais aimé un peu plus de détail, mais ça reste une lecture sympathique. Après il y a pas mal de côté « action » à prendre en compte 😉

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