La maison des morts – Sarah Pinborough

J’ai lu La maison des morts de Sarah Pinborough aux éditions Milady.

Ayant dévoré les trois réécritures de conte de cet auteur, j’ai totalement craqué devant son roman aux mêmes éditions que les autres, dont la couverture reliée est sublime et la quatrième m’a rendue curieuse.

Ce roman est grimpé tout en haut de ma PAL après que l’on me l’ait offert et j’ai dû le lire en… trois jour. C’est avec ce livre que j’ai démarré le week-end à 1000 pour lequel j’ai lu 798 pages.

 

 

La vie de Toby bascule suite à un simple test sanguin. Au beau milieu d’une île déserte, une poignée d’enfants mène une existence hors du temps, sous la surveillance impassible d’une équipe d’infirmières. Arrachés à leurs familles, les Déficients vivent dans la crainte du moindre symptôme indiquant qu’il est temps pour eux d’être conduits au sanatorium, là d’où personne ne revient. Loin des siens, replié sur lui-même, Toby attend la mort et lutte contre la peur et le désespoir. Mais l’arrivée d’une nouvelle patiente lui redonne brusquement une raison de vivre et d’espérer…

 

 

♣ Ma lecture ♣

► Le gros point noir, c’est la traduction. Ce n’est donc pas vraiment lié au livre et à son auteur, mais franchement, j’ai rarement vu une traduction pareille. Le texte est bourré de coquilles, il y a des erreurs de sujet (l’auteur passe par moments de la première à la troisième personne pour des flashback et le traducteur semble avoir du mal à gérer ça), des problèmes de concordance des temps, bref, c’est une horreur ! La prochaine fois je vérifie qui s’est chargé de la traduction avant d’acheter aux éditions Milady…

► J’adore le style de Sarah pinborough. Les personnages sont des adolescents se trouvant dans une situation particulièrement compliquée à gérer émotionnellement et cela se ressent dans sa manière d’écrire. Il y a un mélange de candeur, de réalisme, et parfois du cynisme, on passe d’un langage léger à des expressions plus crues. Je trouve l’écriture vraiment représentative de cette période compliquée de transition qu’est l’adolescence, surtout vu le contexte.

► Les personnages sont à la fois attachants et réalistes également. Ils agissent en fonction de la vie et de leurs sentiments, on sent qu’ils essaient de faire face à la situation tout en ne sachant pas toujours comment la gérer. Ce ne sont finalement encore que des enfants qui n’auront pas la chance de devenir adultes, ça les pousse à grandir plus vite tout en ayant des peurs, des faiblesses et de la maladresse liées à leur âge.

♣ En détails ♣

Par ici les spoilers !
→ Clara est une bouffée d’air frais. Elle est l’élément déclencheur de tout ce qui rend ce livre intéressant. Elle chamboule le train train et les règles étranges inhérentes au pensionnat.

→ « Moi je voudrais que les choses demeurent telles qu’elles étaient. Quand rien ne change, on a l’impression que le temps s’immobilise. » Toby se fige pour retarder l’échéance, il prend de la distance. Mais du coup il passe à côté des belles choses dont il pourrait profiter sur le temps qu’il lui reste. Du coup il voit d’abord Clara en perturbatrice du quotidien, mais au final elle est celle qui va lui permettre de profiter de la vie tant qu’il est encore là. Je trouve ça d’autant plus triste qu’il soit celui qui aurait pu s’en sortir et pas Clara du coup…

→ J’espérais vraiment qu’ils puissent partir tous les deux. Mais la fin bien que tragique est d’autant plus jolie comme ça !

→ J’ai adoré ce qu’ils ont fait pour Will, ce passage m’a tiré les larmes mais d’une très belle manière.

Mon côté curieux aimerait vraiment savoir comment Louis s’en est sorti !

 

♣ Pour conclure ♣

Malgré la traduction très mauvaise, j’ai vraiment apprécié ma lecture et le style de Sarah Pinborough, une auteure que j’aime définitivement !
C’est à mon sens un roman à ne pas rater.
Une très belle histoire sur l’amitié, l’amour et la nécessité de vivre l’instant présent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *