Harry Potter and the Cursed Child, parts I and II ♦ J.K.Rowling, John Tiffany & Jack Thorne

J’ai reçu hier Harry Potter and the Cursed Child, Parts One and Two aux éditions Littlebrown en anglais.

Je n’ai pas osé ouvrir le colis de toute la journée, je ne sais pas trop pourquoi. Quelque part, j’avais conscience que je ne ressortirais pas du bouquin avant de l’avoir terminé, je voulais donc finir ce que j’avais à faire. Mais au final, j’avais envie de prolonger l’attente, je ne voulais pas me plonger dans le livre parce que j’en avais trop envie, je n’avais pas envie que ça soit terminé, que je l’ai lu, qu’il n’y ait plus rien d’autre à lire.

Bon sang comme j’espère que ce ne sera pas le dernier écrit de J.K.Rowling sur cette saga ! Même si elle nous a dit le contraire…

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J’ai tenu jusqu’à la fin de matinée avant d’ouvrir mon colis, j’ai commencé par serrer l’ouvrage dans mes bras avant de l’ouvrir au milieu et de plonger mon nez dedans. Rien de tel que l’odeur d’un livre neuf, encore plus de CE livre neuf, encore plein de mystère et d’intrigue inconnue !

J’ai commencé à lire en notant mes impressions, et puis finalement, après avoir lu le premier tiers j’ai arrêté de stopper ma lecture pour noter. Je me suis plongée dedans en me fichant du reste, en oubliant de manger et en n’en ressortant qu’à la fin.

Par ailleurs, je suis navrée de ne pas avoir de photo pour vous le montrer mais l’ouvrage est magnifique avec sa reliure noire et ses inscriptions dorées.

 

 

♣ Ma lecture ♣

tumblr_lodcxvE3ZF1qg7xnco1_500► Les premières scènes donnent vraiment l’impression de replonger dans l’univers de Harry, je dirais même dans le premier livre ! Tout est semblable, à l’exception faite que l’on suit Albus et non pas Harry ♥ C’est un pur bonheur de retourner à la maison ! Et cela se ressent tout au long de la lecture.

Que ce soit avec les lieux, les sortilèges utilisés, les personnages, c’est comme reprendre l’épilogue de Harry Potter and the Deathly Hallows alors qu’on vient de le terminer, et lire la suite. Presque dix ans après (eh oui, le septième et dernier tome de la saga a été publié en 2007, ça nous rajeunit pas), on retrouve la magie de cet univers dès le départ avec une facilité extraordinaire.

Les personnages sont extrêmement satisfaisants pour la plupart. En soi ils sont tous très bien dépeints, malgré le peu de possibilités de description proposées par la forme du récit.

Je n’ai pas pu voir la pièce mais j’ai vu les photographies des acteurs choisis et je dois dire que mon esprit a mélangé les photographies, les acteurs des films et l’image que je m’étais faite des personnages de façon absolument naturelle. Les réactions des personnages, les dialogues, tout transpire ce mélange de représentations que je me suis fait avec les différents supports, pour rejoindre une version plus âgée mais extraordinairement fidèle des personnages de la saga. C’était comme retrouver de vieux amis après les avoir perdus de vue.

Quant aux nouveaux personnages, principalement la nouvelle génération, j’ai l’impression après avoir terminé le récit, que je les connais depuis des années. Je les ai assimilé tellement naturellement que j’en suis sur les fesses. Je les apprécie tous, avec leurs défauts, surtout leurs défauts.

Au départ, je n’ai pas immédiatement été enchantée par l’intrigue. Je ne comprenais pas pourquoi J.K.Rowling avait choisi de se concentrer sur ce choix de problématique là. N’ayant jamais été très folle du personnage dont il est question ni attachée à son histoire.

C’est en avançant dans ma lecture que j’ai compris toutes les possibilités ouvertes par ce choix, et j’en ai été alors ravie. C’est un pur bonheur que de se balader à travers toutes ces possibilités ainsi créées et de suivre les personnages principaux se débattre tant bien que mal pour arranger la situation. Nous sommes ainsi emportés dans une aventure tout aussi palpitante que celles initiées dans chaque tomes de la saga avec la perception et les réactions de deux générations.

Le style de J.K.Rowling se fait vraiment bien sentir malgré l’absence de narration imposée par la forme théâtrale et qu’il s’agisse d’un script basé sur son histoire et non d’un roman sortant uniquement de sa plume. On retrouve cet humour anglais dans les réactions ou les dialogues entre personnages mais aussi cette manière unique qu’elle a de faire passer de magnifiques messages. J’ai plus d’une fois eu les larmes aux yeux et je suis encore toute retournée par ma lecture (sourire béat aux lèvres tout comme boule au ventre).

♣ En détails ♣
ATTENTION GROS GROS |!| SPOILERS |!|

Personnages
→ J’avais beaucoup d’attente, entre autre, au sujet de Rose, la fille d’Hermione et Ron. Je m’attendais à voir un magnifique mélange des deux et il s’avère que je lui ai surtout vu leurs défauts exacerbés. Elle m’a semblé hautaine, suffisante, peu tolérante et pleine de préjugés. J’ai été franchement déçue de voir ça et je ne comprends pas ce que Scorpio lui trouve…

Albus est assez attachant mais là aussi, il y a un gros défaut que j’ai vu ressortir chez lui, il le tient de Harry, et j’ai été assez déçue de le découvrir aussi auto-centré.

Delphi (son nom me fait rire, ça a gâché son côté féroce ^^’) est un tout nouveau personnage. Avant de savoir qui elle était, j’avais déjà un avis très négatif sur elle. Une adulte qui entraîne des adolescents dans une démarche répréhensible et dangereuse, même si c’est chose commune dans cet univers (N’est-ce pas Dumby), non, je n’apprécie pas. Je l’ai trouvée particulièrement immature et irresponsable d’agir comme ça, comme si elle cherchait des amis pour sortir de son quotidien et faire quelque chose de fou. Quand j’ai compris qui elle était, son attitude a pris beaucoup plus de sens, elle avait un but pour agir de la sorte et une raison d’entraîner des enfants dans son délire.

→ Ron et Hermione sont exactement le couple que j’imaginais qu’il deviendraient, ou plutôt resteraient. Même chose pour Harry et Ginny.

Mon coup de coeur absolu va à Scorpio. Si son père, Draco est assez attachant bien que tristement plein d’amertume et de rancoeur une bonne partie du récit, Scorpio est à tomber. Il est relativement naïf et trop gentil, d’ailleurs Albus l’auto-centré en profite un peu avant que Scorpio ne prenne son courage à deux mains pour lui dire ses quatre vérités en face (well done ♥♥♥). Mais il est également intelligent, sensé, mature (bien qu’un peu moins relationnellement). C’est lui qui retient Albus dans ses décisions trop hâtives, qui résout des énigmes et rattrape la plupart des pots cassés. Pour autant il redonne toute la gloire à son meilleur ami et ne cherche qu’une petite reconnaissance de son père, rien de plus. Ce personnage est pour moi l’exemple à suivre qu’était Hermione dans la saga.

Intrigue
→ Comme je l’ai dit plus haut, je n’ai pas tout de suite été emballée par le sauvetage de Cedric. Déjà, j’ai trouvé l’attitude d’Amos dans la scène où il demande le retourner de temps à Harry particulièrement déplacée. Je ne sais pas, je n’avais jamais pensé au fait qu’il puisse tenir Harry responsable. En plus je l’imaginais bien plus sensé que ça pour imaginer qu’il veuille changer le passé…

→ C’est lorsque nous avons commencé à nous retrouver dans des réalités parallèles que j’ai réalisé le potentiel de cette intrigue. Voir ces différentes versions du présent suites aux altérations du passé a été un pur régal. Différentes facettes d’Hermione, le changement de maison pour Albus, mais surtout Severus. J’ai passé un merveilleux moment à revoir Severus, je ne voulais pas que cela s’arrête, je voulais encore voir ce Severus fidèle à lui même mais sous son « beau jour ».

→ Quant à l’identité de Delphi… Je vais vous citer ce que j’avais écrit au tout début de mes notes en lisant le premier acte : « Quelle est cette rumeur sur l’enfant de Voldemort, c’est un truc de dingue O.O (Je dois avouer que d’un coup, j’ai repensé à Bellatrix et je me suis prise à imaginer qu’elle n’avait pas été tuée par Molly pendant la bataille de Hogwarts, restant disponible pour le rôle de mommy du rejeton. Je sais je débloque). »
Inutile de vous dire qu’à la lecture de l’acte IV j’ai fait un bond en hurlant « je le savaiiiiis c’est géniaaaaaaal! ».

Petits détails aléatoires dans l'univers que j'ai adorés
→ Hermione Ministre de la Magie ♥♥♥

→ Albus chez Serpentard ET meilleur ami du fils de Draco.

→ Le crush adorable de Scorpius sur Rose même si (je ne m’attendais pas à penser ça) elle ne le mérite pas.

→ J’ai eu un fou rire magistral lors de la scène du polynectar au Ministère. L’interprétation de Ron par Albus est tordante au possible, tout comme la réaction d’Hermione. Quand je repense à sa phrase de diversion j’en ris encore.(Acte I, scène 15)

→ Le baiser entre Hermione et Ron devant les détraqueurs.

→ L’attitude de Minerva lorsqu’elle est sensée débusquer Albus et Severus ensemble. (J’ai immédiatement pensé au « Have a biscuit Potter » je sais pas pourquoi)

 

♣ Pour conclure ♣

Avec cette lecture, j’ai replongé immédiatement et avec un plaisir immense dans l’univers de Harry Potter. Le style de J.K.Rowling est toujours aussi délicieux, aussi bien de façon sérieuse qu’avec son humour anglais. L’histoire est passionnante, on ne s’ennuie pas une seconde et les personnages sont tellement géniaux que ne veut plus les quitter à nouveau. J’ai un énorme coup de coeur pour Scorpius. J’ai beaucoup apprécié l’origine de l’antagoniste principal et ce que ce personnage apporte à l’intrigue.
Après l’avoir lu, je n’ai qu’une envie, avoir la possibilité de voir la pièce en vrai ou via l’écran pour voir l’univers prendre vie à nouveau.

Harry Potter and the Cursed Child, c’est un retour à la maison comme on n’en attendait plus, c’est un merveilleux moment avec un livre qu’on ne peut plus lâcher avant de l’avoir terminé.

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