Le souffle de Midas, Alison Germain

Le premier tome des Chroniques homérides de la très talentueuse Alison Germain AKA Lili Bouquine aux éditions du Chat Noir

Entre tes mains, fille d’Homère, brûle encore le pouvoir des Dieux.

Le jour où une inconnue rend son dernier souffle dans mes bras, je sais que ma vie paisible d’étudiante ne sera plus jamais la même. Au lendemain du drame dont j’ai été le seul témoin, aucune trace du crime n’a été retrouvée, tant et si bien que tout le monde me pense folle, moi la première. Seul un homme me croit, Angus Fitzgerald, détective à la recherche d’une personne qui ressemble trait pour trait à la femme morte sous mes yeux.

Alors que ce mystère reste sans réponse, les objets que je touche se transforment en or. Et quand le bel Angus me narre le mythe antique de Midas, ce roi grec qui changeait tout en or, je comprends qu’il en sait bien plus sur ce qui m’arrive. Et aussi sur les dangers qui me menacent. Pour moi, le plus imminent est juste là, dans mes mains. Parce que si pour le détective, je suis bénie des Dieux, je ne vois en ce pouvoir qu’une malédiction…


  • On rentre très facilement dans l’histoire. La narration à la première personne est immersive, l’intrigue se met rapidement en place, on ne s’ennuie pas et j’apprécie.
  • Le personnage de Louise est joliment croqué, tout comme les autres protagonistes, même très secondaires. J’aimerais bien savoir ce qu’est devenue cette vieille dame du début du roman qui, semble-t-il, avait remarqué le glyphe et dont on ne reparle plus… Il en est de même pour la meilleure amie de Louise, qui a une place assez importante initialement et dont je me demande si l’on entendra à nouveau parler dans les tomes suivants. Bref, il est assez aisé de s’identifier aux personnages surtout si l’on est comme moi, ou comme l’autrice, une femme d’une trentaine d’années, produit de la pop culture des 90’/2000′
  • Pop culture d’ailleurs ! Ce livre est bourré de références à tout ce que j’ai connu et aimé, et je m’en suis régalée. Si certains lecteurs y ont trouvé un drôle de décalage avec la mythologie, thème principal du roman, j’ai trouvé en revanche que c’était une source de légèreté bienvenue et que cela ancrait l’ouvrage dans le réel. Parmi les références que j’ai relevées se trouvent Charmed, Buffy, Harry Potter, les Sims et j’en passe, j’ai arrêté de coller des post-it après les 100 premières pages…
  • La mythologie grecquo-romaine est joliment amenée, je l’ai trouvée aussi merveilleuse (au sens propre) que crédible dans l’histoire.
  • On a droit à quelques clichés du genre, et la mordue de fantastique/young adult que je suis a régulièrement senti ce qui allait se passer, deviné les intentions des personnages, quitte à prendre le personnage principal pour une grande naïve. Mais ça n’a pas gâché ma lecture, c’est tombé dans le côté « réconfortant » des trames que l’on connaît et que l’on aime toujours suivre.
  • Bon, j’ai aussi été surprise, par la toute fin d’ailleurs, la dernière ligne je ne l’avais pas vue venir !
  • Sinon, on en parle d’Angus ? Il a beau nous avoir fait une Jacob de Twilight à un moment, il n’en reste pas moins classe, non ? Personnellement j’ai aussi eu besoin de la douche froide si vous me suivez 😉
  • Seul gros questionnement sur les choix d’écriture d’Alison Germain, pourquoi faire se vouvoyer Angus et Louise, et surtout, en faire mention, alors qu’ils sont sensés se parler en anglais… Ce détail m’a chiffonnée durant toute ma lecture. Allez savoir pourquoi j’y ai attaché autant d’importance, mais ça a été mon récurrent « WTF » au fil des pages.

Une lecture que j’ai dévorée. L’alliance heureuse de la mythologie greco-romaine et du young-adult bercé à la pop culture de ma génération. J’ai retrouvé dans cet ouvrage une intrigue prenante, une plume immersive, bourrée de ressources mythologiques et de références culturelles doudou bien dosées. Je me réjouis de lire le tome suivant !

Louise a certainement dû toucher les pages, parce que c'est de l'or ! [Oui j'ai osé, ahem]

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