Autre-monde – Maxime Chattam ♦Tome2♦ Malronce

J’ai lu le second tome d’Autre-monde de Maxime Chattam, Malronce, aux éditions Le livre de poche.

Comme je n’ai pas encore le troisième tome dans ma bibliothèque, j’ai attendu un peu avant de m’attaquer au second. Car comme je le redoutais, j’ai dévoré ce nouvel opus en deux jours, comme son prédécesseur.

Je vous invite à ne lire cette chronique que si vous avez lu le premier tome, pour éviter tout spoil. En revanche, ce qui concerne des éléments importants du second opus sera en balise spoiler, vous pouvez donc comme toujours, lire librement sans risque !

 

 

 

 

Imaginez un monde où la nature a repris le pouvoir, où les adultes sont redevenus sauvages et les enfants se sont assemblés en bandes pour survivre, où chaque promenade est une expédition, chaque jour passé, un exploit. Un monde recouvert par un océan de forêts, peuplé de créatures fabuleuses, traversé de courants étranges, d’énergies nouvelles. Un monde nouveau où trois adolescents tentent de déjouer les pièges d’une mystérieuse reine, acharnée à leur perte : Malronce. Oubliez tout ce que vous savez… pénétrez dans Autre-Monde.

 

 

♣ Ma lecture ♣

► Un style plutôt visuelMaxime Chattam sait nous faire voir ce qui lui passe par la tête. Lorsque de simples descriptions pourraient s’avérer compliquées, il compare efficacement les nouveaux éléments, objets, entités avec ce que nous connaissons, en décrivant des feuilles aussi grandes que des planches de surf, par exemple. De plus, toujours aucun temps mort dans son style très fluide et rythmé, que du bonheur.

Un univers qui se développe. Dans ce nouvel opus, Matt, Ambre et Tobias partent à la découverte des terres plus au sud et cherchent à comprendre les motivations des Cyniks. Une exploration excellente qui nous permet d’entrevoir encore plus de nouvelles choses provoquées par la tempête. La faune et la flore sont bien différentes, tout comme les mentalités de certains pans qu’ils vont rencontrer sur leur chemin. J’ai le sentiment que cet « Autre-Monde » n’as pas fini de nous dévoiler d’autres facettes, créatures et modes de pensée. Je me réjouis d’en savoir encore plus sur tout cet univers qui a germé dans la tête de l’auteur.

► Une dimension de plus en plus adulte. À l’instar de beaucoup de sagas commençant avec des adolescent, leur progression est suivie par leur gain en maturité. Ici, cela se fait même bien plus rapidement et un peu différemment de la « normale » en raison du monde totalement changé dans lequel ils évoluent. On fait ainsi face à leurs côtés à des situations plus dangereuses ou dérangeantes, des remises en question et des décisions difficiles, auxquelles je ne m’attendais pas. C’est une excellente surprise, malgré l’univers transformé, cela reste tout de même très réaliste dès que l’on s’attarde sur les sentiments et les évolutions des personnages, et non, ce n’est pas un conte de fée, des choses terribles se produisent aussi.

♣ En détails ♣

Par ici les spoilers !
J’ai beaucoup aimé le passage chez le peuple Gaïa, aka les Kloropanphylles. Si le clan Pan d’avant la forêt aveugle m’a passablement divertie et pas du tout attachée, mon avis est plus partagé sur les Kloropanphyles. Ils me font l’effet de fervants religieux, ne priant pas un dieu mais la terre elle même, et ce principe ne me parle pas vraiment, bien au contraire. Pour autant, les descriptions de leur quotidien et du paysage du « Nid » m’ont plutôt fait rêver, ainsi que leur changement physique. Vus de l’extérieur ils sont un peu mystérieux mais ne semblent pas méchants, ils font un peu communauté d’Elfes dans leur coin. Vu de l’intérieur, on comprend leur point de vue, surtout lorsque l’on sait leur origine, on comprend ce qui les soude autant, mais leurs règles sont trop lourdes et je me serais tout autant sentie piégée dans une cage dorée (ou plutôt verte) que Matt.

→ Le buveur d’innocence. Ce personnage m’a profondément mise mal à l’aise, et c’était je pense, l’effet recherché. C’est le premier véritable élément qui m’a fait comprendre que cette saga n’était pas vraiment très jeunesse mais traitait de choses plus sombres.

→ Le deuxième point dans ce sens est la raison pour laquelle les Cyniks cherchent les enfants. Et ce qu’ils leur font ensuite… Si Maxime Chattam ne décrit pas tout, je n’ose imaginer ce que les Cyniks peuvent infliger aux pauvres esclaves une fois leur anneau posé…

→ Oh non pas Tobias ! Quand je pense que j’ai eu le soulagement de voir Ambre saine et sauve pour voir Toby se faire haper par le monstre ensuite ! Arg !

J’ai adoré les Mangeombres, ces créatures qui m’ont fait penser aux détraqueurs de HP.

→ J’aimerais beaucoup en apprendre un peu plus sur les motivations de Malronce, sa psychologie en fait.

→ J’ai hâte de lire le tome trois, pour enfin découvrir la ville d’Eden dont on parle depuis si longtemps !

 

♣ Pour conclure ♣

Du réalisme dans un monde totalement changé et parfaitement décrit par la superbe plume de Maxime Chattam.

Une continuité de l’histoire, pleine de nouveaux rebondissements et de découvertes, sans jamais s’ennuyer un seul instant.

Un second tome excellent qui donne très envie de lire la suite !

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