Les traqueurs – Antoine Bombrun

 

 

Je viens de terminer le livre d’Antoine Bombrun, Les Traqueurs, édité par L’Attelage.
Antoine Bombrun est un jeune auteur (également professeur) passionné de Fantasy, ce qui se ressent fortement dans son premier roman.

 

traqueurs
Couverture par Megan Massalian et Anaïs Laurans

 

 

 

Trois bannis jetés dans une quête impossible,

où vengeance et salut s’entremêlent.
Les yeux blancs, l’âme noire.

 

Un nécromancien,
dont la folie n’a d’égal que la puissance.

 

Vole, vole, vole et virevolte ;
ma mémoire tangue comme une
barque sur les flots !

 

 

 

 

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« L’Attelage est un regroupement de jeunes auteurs indépendants, versés dans la science-fiction et la fantasy.

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Abaisser le coût de la lecture et de la culture, en la rendant accessible à des prix plus qu’abordables.
Encourager la création sous toutes ses formes : écriture, dessin, musique etc… en incorporant les créations de nos contributeurs dans nos histoires.
Pour ainsi permettre aux jeunes talents de partager leurs œuvres sur notre site. »

 

Je vous invite à consulter leur site ici, qui est actuellement en refonte complète, j’ai hâte de voir son nouveau visage !
Les Traqueurs est leur premier livre édité, je suis donc très honorée d’avoir pu lire gratuitement cet ouvrage sur ma liseuse, en contrepartie de mon avis franc et personnel. Je remercie ainsi Maxime Duranté qui m’a gentiment proposé ce service-presse.

 ♣ Les plus ♣

Paysage_par_Peleane_Leana
Illustration de Péléane Léana

L’univers est complètement propre à la Fantasy. Pour les fans du genre, c’est un régal. Il est médiéval, sombre, magique, dur, tout ça à parts égales et on s’y plonge très facilement.
Le roman est écrit à la deuxième personne. Avec Les Traqueurs, on sort des sentiers battus en ayant une narration en « tu ». Dans ce type d’univers c’est top, on se croirait dans un jeu de rôle, en se retrouvant à la place du héro avec le narrateur qui nous tutoie (et nous lance des piques).
Les illustrations ajoutées à la version numérique sont vraiment très jolies et cohérentes, je regrette simplement qu’il n’y en ait pas plus et mieux dispatchées.
► Antoine Bombrun a beaucoup de vocabulaire. Il est certain qu’il n’y a pas ou très peu de répétitions, il a le don de trouver une dizaine de synonymes par mot ou de nous sortir un chant lexical gigantesque sur n’importe quel objet spécifique au récit. Celui des armes m’a appris des mots pour être honnête et j’ai été soulagée de lire sur liseuse, pour avoir le dictionnaire à portée de « clic ».
Le récit ne traîne pas, et on se passe de descriptions de 15 pages. C’est une chose que je redoute dans la Fantasy, les descriptions de lieux, de personnages, de décors. Ici, Antoine Bombrun nous emmène dans les aventures des trois personnages principaux (j’ai du mal à dire héro en parlant d’eux) sans nous laisser le temps de nous ennuyer. Les actions s’enchaînent, il ne décrit que le nécessaire suffisant à nous permettre de visualiser les choses.

 

 ♣ Les moins ♣

La_foret_de_Rochemont,_par_Alice_Lescure
Illustration de Woomai Lys

 

► Parfois le vocabulaire nuit à la fluidité du récit. Les phrases peuvent être un peu lourdes. Quand on en enchaîne plusieurs avec du lexique d’armement ou de magie un peu trop poussé, on ne sait plus qui fait quoi avec quel objet et dans quel sens. Par moments, j’ai dû relire une phrase ou deux pour visualiser correctement les événements, ce qui peut ralentir la lecture.
► Même chose pour la vitesse du récit. Parfois les actions vont tellement vite et dans un style très poussé, que l’ont loupe des choses ou qu’on en a le sentiment. On ne sait plus pourquoi on est arrivé à tel point et ça nous agace.
► Je ne sais pas si ce sont les prénoms (pourtant jolis) ou le fait que l’auteur les remplace le plus souvent par des surnoms type « le vieux » ou « l’épéiste », mais au début du roman j’avais un mal fou à me rappeler qui était qui. Ce qui m’a causé quelques soucis de compréhension à certains moments plus loin dans ma lecture.

 

 

♣ Pour conclure ♣

Les Traqueurs est un pur roman de Fantasy (voir Dark-Fantasy), très sympathique (à lire, sans doute pas à vivre), avec une trame vive et un fond suffisamment original et cohérent avec son genre.
J’ai un gros coup de coeur pour le choix de l’écriture à la deuxième personne et sa raison/son identité, ainsi que sa façon de parler – au narrateur – qui m’a parfois fait pousser un rire ou deux !
J’ai aussi beaucoup apprécié Noisette qui apporte une candeur jusque là inexistante dans l’univers. (Je n’ai pas développé ce point pour éviter tout spoil).
Pour les fans du genre, comme pour les lecteurs de Fantasy du dimanche, c’est un bon roman, bien qu’il gagnerait à avoir un peu plus de légèreté dans le style pour nous éviter la fatigue sur les derniers chapitres.

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