Elisabeta – Rozenn Illiano

Après Notre-Dame de la mer et Le Chat qui avait peur des Ombres, je me suis plongée dans un autre roman de Rozenn Illiano, Elisabeta.

Ce roman auto-édité m’a été offert par ma soeur, qui souhaite me procurer la collection complète de cette merveilleuse autrice. Je ne peux que l’en remercier vivement car je suis sous le charme de la plume de Rozenn, il n’y a aucun doute !

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Avant toute chose, je tiens à saluer le travail remarquable de Xavier Collette, l’illustrateur ayant réalisé la sublime couverture du roman. Une fois encore son talent se joint à celui de Rozenn et je ne peux que tomber en pâmoison devant le résultat de leurs arts conjugués ! D’ailleurs ces deux là ont décidément la fibre artistique, puisque l’illustration du personnage de Saraï, plus loin dans l’article, est réalisée par l’autrice ! Trop de talent, je m’incline.


« Le cercle désigne une société secrète cachée dans les ombres de l’Histoire depuis ses balbutiements, et fédère le peuple immortel que les humains nomment vampires. »

En France, Saraï est une jeune immortelle assignée à résidence depuis toujours ou presque. Elle a été jugée pour avoir manifesté un pouvoir parapsychique interdit, un don qu’on lui a retiré avant de la marier de force et de la contraindre à ne jamais quitter sa maison.
En Italie, Giovanna est une mortelle qui vit en compagnie d’un vampire dont elle est la seule source de sang. Elle non plus n’a pas eu le choix : née dans une famille proche du Cercle, elle a dû se soumettre à leur autorité et quitter sa petite vie toute tracée.

Jusqu’à ce jour de novembre 2014, quand une éclipse solaire se produit. Le phénomène réveille le don endormi de Saraï. Giovanna, quant à elle, est agressée dans sa propre maison par un immortel qui lui donne de force la vie éternelle. Depuis, le Cercle les menace de mort.

Grâce à ce don, Saraï entend l’esprit d’une ancienne Reine immortelle, Elisabeta, dont l’âme est piégée à l’intérieur d’une poupée de porcelaine. Elisabeta a tout perdu : son pouvoir, son règne, son enfant et son amant. Réduite aujourd’hui à l’état de fantôme, elle accepte de venir en aide à Saraï qui veut se confronter au Cercle, quitte à le détruire.


♣ Ma lecture ♣

Petit point indispensable, les coquilles. Quel travail ! Sur ce roman de précisément 500 pages (501 avec la fin alternative) je n’ai dénoté qu’une dizaine de maladresses grand maximum. Principalement des mots manquants. Un nombre hautement respectable vu le nombre de pages.

Saraï par Rozenn

Elisabeta, c’est une immersion complète dans ce monde que j’aime redécouvrir et qui me plaît toujours autant, celui des immortels. Tout à la fois froids et calmes, sanguins et puissants, ordonnés, ancestraux, ce sont les créatures du mythe tel que je le perçois. Je me suis régalée en pénétrant dans leur quotidien, en apprenant leur histoire imaginée par Rozenn, leur fonctionnement, leurs coutumes, leurs lois.
Le Cercle, cette sorte de gouvernement propre aux immortels, ouvre la voie à une intrigue prenante où se mêlent des enjeux politiques et relationnels forts.

Peu de gigantesques surprises dans cette intrigue, mais aucunement un défaut pour moi, j’aime avoir vu juste.
J’ai deviné plusieurs choses au fil des pages qui se sont révélées telles que je les souhaitais et heureusement, en fait, parce que c’était juste parfait comme ça. Bien sûr je n’ai pas tout compris à l’avance non, et en vérité les rares choses qui m’ont prise au dépourvu m’ont également cabossé mon petit coeur…

Les personnages m’ont bluffée. Pas l’un d’eux ne m’a paru incomplet, imprécis, bien au contraire ! Même la plus petite présentation suffit à cerner chaque caractère. Qu’ils soient « bons » ou « mauvais » – c’est relatif – je les ai tous adorés parce qu’ils sont justes, réalistes, aboutis, vivants (haha).
Je suis également tombée sous le charme de leurs noms. Rozenn, si un jour tu choisis un prénom que je ne trouve pas joli ou qui ne sied pas à son personnage, je pense que les poules auront des dents.

Ceci est un clin d’oeil à un clin d’oeil.

 La plume est étoffée, prenante, entraînante, sans oublier de nous laisser nous arrêter un instant sur une phrase que l’on trouve jolie : « Elisabeta laisse échapper un petit soupir, un son délicat comme le souffle d’une fée. Toute la maison semble avoir retenu sa respiration. » Elle oscille entre deux à trois narrations et cela se voit, se ressent, dans les changements de tournures ou de modes de pensée.
On navigue entre temps anciens et époque très contemporaine (2015) sans risque de confusion, car le changement de style est parfaitement bien dosé. J’aime tellement voir les différences en fonction des âges, des caractères et des époques !

 J’étais à fond dedans. Je sautillais sur place quand je visais juste, je stressais avant d’en avoir la confirmation, je trépignais d’impatience d’en savoir plus tout en ne souhaitant pas que ça se termine. Je l’ai truffé de petits post-it et j’ai bombardé ma soeur sur whatsapp de commentaires « en live ».
Non seulement j’ai passé un excellent moment de lecture, mais j’ai le sentiment que ces quelques paragraphes ne rendent pas justice à mon splendide crush pour Elisabeta.

♣ Pour conclure ♣

Un joli petit pavé pour fans d’immortels

L’intrigue est dosée comme il faut et les personnages sont à tomber quelle que soit leur importance dans l’histoire. Rozenn écrit avec une plume caméléon qui s’adapte à merveille à ses changements de narrations, à laquelle on s’accroche sans réfléchir mais sur laquelle on s’attarde aussi, parce que quand même, c’est bigrement joli ou tordant ici, et là, et aussi là, et là…

Un joli coup de coeur pour moi, que je recommande à tous, pas seulement aux fans de fantastique et d’immortels, non, aux amoureux des belles lectures.

2 thoughts on “Elisabeta – Rozenn Illiano

  1. Tu sais déjà tout, alors je vais juste dire une fois de plus : Je suis trop heureuse de te faire découvrir l’univers de Rozenn Illiano, et qu’il te plaise autant !
    P.S : Super chronique ! Je te rejoins sur tous les points !

  2. J’ai totalement adoré cet univers, les protagonistes et la plume de l’autrice. Je trouve la couverture superbe et je dois dire que pour tous les romans que j’ai déjà pu lire de sa plume, c’est mon préféré (même si les autres sont loin d’être mauvais) !
    Une autrice à suivre sans aucun doute !

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